Glossaire

Ce glossaire a pour but de rendre accessible au plus grand nombre les contenus des articles présentés dans le site internet. Il propose la définition de termes techniques en lien avec l'eau et la biodiversité aquatique.

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  • Paramètre

    Grandeur mesurable permettant d’évaluer un phénomène.
     


  • Paramètres physico-chimiques

    Élément mesuré pour analyser la qualité des eaux (nitrates, ammonium, phosphore, …).
     


  • Passe à canoë

    Dispositif construit sur les ouvrages transversaux en rivière (seuils, petits barrages) et destiné à permettre le passage des canoës sans discontinuité entre l'amont et l'aval de l'ouvrage (glissière à canoë).
     


  • Passe à poisson

    Dispositif implanté sur un obstacle naturel ou artificiel (barrage) qui permet aux poissons migrateurs de franchir ces obstacles pour accéder à leurs zones de reproduction ou de développement. On distingue des dispositifs de montaison et de dévalaison. D'autres équipements de franchissement parfois assimilés à des passes à poissons sont par exemple des ascenseurs à poisson (comme celui de la centrale de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne), des écluses particulières, et des échelles à poissons.
     


  • Patrimoine

    (Au sens d’eau patrimoniale). Terme employé dans l’article 1 de la loi sur l’eau pour insister sur la nécessité de préserver la richesse, le capital ressource existant, pour les générations futures.
     


  • PDM

    Le PDM regroupe des actions à la fois techniques, financières, réglementaires ou organisationnelles à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs du SDAGE. Il évalue le coût de ces actions.
     


  • Pénurie d’eau

    Disponibilité en eau insuffisante qui compromet la vie humaine et le développement économique. Il y a pénurie en dessous de 1000 m3/hab./an.
     


  • Périmètre de protection des captages d’eau potable

    Limite de l’espace réservé réglementairement autour des captages utilisés pour l’alimentation en eau potable, après avis d’un expert hydrogéologue agréé, par un arrêté de déclaration d’utilité publique. Les activités artisanales, agricoles et industrielles, les constructions y sont interdites ou réglementées afin de préserver les ressources en eau, en évitant des pollutions chroniques ou accidentelles. On distingue 3 périmètres de protection : - le périmètre de protection immédiate où les contraintes sont fortes (possibilité d’interdiction d’activités), - le périmètre de protection rapprochée où les activités sont restreintes, - le périmètre de protection éloignée pour garantir la pérennité de la ressource en eau. Perméabilité : grandeur qui caractérise la facilité avec laquelle l’eau circule dans un terrain sous l’effet d’un gradient hydraulique. Le coefficient de perméabilité, noté K, représente une vitesse (en m/s).
     


  • Permaculture

    La permaculture est une forme d’agriculture qui s’inspire de la nature pour développer des systèmes agricoles basés sur la diversité des cultures, leur complémentarité et leur productivité naturelle.
     


  • Pesticides

    Ce terme regroupe les herbicides, les insecticides, fongicides... Ce sont des substances chimiques utilisées pour la protection des cultures contre les maladies, les insectes ravageurs ou les "mauvaises herbes".
     


  • Peuplement benthique

    Ensemble d'organismes vivant sur les fonds marins et rassemblés dans un même milieu biogéographique.
     


  • Phosphore

    Directement assimilable par les végétaux aquatiques provient essentiellement des rejets domestiques. Des apports trop importants provoquent des développements excessifs d’algues phytoplanctoniques ou filamenteuses dans les cours d’eau (phénomène d’eutrophisation).
     


  • Phytoplancton

    Ensemble des organismes végétaux microscopiques qui vivent en suspension dans l’eau (algues…).
     


  • Phytosanitaire

    Relatif au soin à donner aux végétaux ; les produits phytosanitaires, utilisés notamment en agriculture, sont destinés à la protection ou à l’amélioration de la production agricole.
     


  • Phytotoxicité

    Dégât physiologique que provoque une substance phytosanitaire sur la plante cultivée qu'elle est sensée protéger.
     


  • Piézométrique (niveau piézométrique)

    Niveau d'eau relevé dans un forage. Il caractérise la pression de la nappe en un point donné. La mesure est ramenée au niveau 0 de la mer. C'est le niveau libre de l'eau observé dans un puits ou forage rapporté à un niveau de référence
     


  • Plan de gestion des étiages (PGE)

    Le PGE est un protocole d’accord entre différents partenaires (Etat, agriculteurs, Agence de l’Eau, EDF,…) dans le domaine de la gestion quantitative de la ressource en période d’étiage. Il vise à retrouver une situation d’équilibre entre les usages de l’eau et le milieu naturel, traduite par le respect des débits d’objectif d’étiage
     


  • Pluies efficaces

    Les pluies (ou précipitations) efficaces, exprimées en mm, sont égales à la différence entre les précipitations et l'évapotranspiration réelle. Les précipitations efficaces peuvent être calculées directement à partir des paramètres climatiques et de la réserve facilement utilisable (RFU). L'eau des précipitations efficaces est répartie, à la surface du sol, en deux fractions : le ruissellement et l'infiltration.
     


  • Pluvio-nival

    Régime d’un cours d’eau caractérisé par la prédominance des pluies avec une influence marquée par la font des neiges.
     


  • Point nodal

    Point clé pour la gestion des eaux, en général à l’aval des unités de référence hydrographiques pour les SAGE et/ou à l’intérieur de ces unités dont les contours peuvent être déterminés par le SDAGE. A ces points peuvent être définies en fonction des objectifs généraux retenus pour l’unité, des valeurs repères de débit et de qualité. Leur localisation s’appuie sur des critères de cohérence hydrographique, écosystémique, hydrogéologique et socioéconomique.
     


  • Poissons migrateurs

    Poissons qui se déplacent périodiquement entre leur zone de reproduction et leurs zones de développement (lieu de vie des juvéniles et des adultes). Certaines espèces vivent alternativement en eau douce et en eau de mer (poissons amphihalins) ; on les appelle "grands migrateurs".


  • Polder

    Espace gagné sur la mer par endiguement et drainage.
     


  • Pollution

    Dégradation d’un milieu naturel par des déchets, des substances chimiques, une élévation de température… Cette dégradation entraîne des dommages, des déséquilibres ou des effets nocifs et porte atteinte au bien-être des organismes vivants.
     


  • Pollution accidentelle

    Pollution caractérisée par l'imprévisibilité sur le moment de l'accident, le lieu de l'accident, le type de polluant, la quantité déversée, les circonstances de l'accident, les conséquences de l'accident. Cette forme de pollution se distingue des pollutions chroniques.
     


  • Pollution bactériologique

    Impact négatif d'un rejet contenant des germes bactériens d'origine intestinale.
     


  • Pollution brute

    Somme de la pollution domestique et de la pollution des industries raccordées au réseau communal d’assainissement. Il s’agit de la pollution en période de pointe, par temps sec.
     


  • Pollution diffuse

    Pollution des eaux due non pas à des rejets ponctuels et identifiables, mais à des rejets issus de toute la surface d'un territoire et transmis aux milieux aquatiques de façon indirecte, par ou à travers le sol, sous l'influence de la force d'entraînement des eaux en provenance des précipitations ou des irrigations. Les pratiques agricoles sur la surface cultivée peuvent être à l'origine de pollutions diffuses par entraînement de produits polluants dans les eaux qui percolent ou ruissellent.
     


  • Pollution dispersée

    Ensemble des pollutions provenant de plusieurs ou de nombreux sites ponctuels. Elle est d'autant plus préjudiciable
     


  • Pollution domestique

    Impact négatif d'un rejet contenant des matières polluantes d'origine domestique (activité des ménages).
     


  • Pollution éliminée

    C’est la différence entre la pollution traitée et la pollution résiduelle à la sortie des stations d’épuration.
     


  • Pollution nette (ou rejetée)

    C’est la différence entre la pollution produite et la pollution éliminée.
     


  • Pollution toxique

    Pollution par des substances à risque toxique qui peuvent, en fonction de leur teneur, affecter gravement et durablement les organismes vivants. Ils peuvent conduire à une mort différée voire immédiate, à des troubles de reproduction, ou à un dérèglement significatif des fonctions biologiques (troubles de reproduction,...). Les principaux toxiques rencontrés dans l'environnement lors des pollutions chroniques ou aiguës sont généralement des métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, zinc,...), des halogènes (chlore, brome, fluor, iode), des molécules organiques complexes d'origine synthétique (pesticides,...) ou naturelle (hydrocarbures).
     


  • Précipitations

    Formes variées sous lesquelles l’eau, à l’état solide ou à l’état liquide, contenue dans l’atmosphère, se dépose à la surface de la Terre (pluie, brouillard, neige, grêle, givre, rosée).
     


  • Préfet coordonnateur de bassin

    Préfet de la région dans laquelle le comité de bassin a son siège. Pour Adour-Garonne, c’est celui de la région Midi-Pyrénées. C’est l’autorité administrative prévue aux articles L. 212-2, L. 212-2-1, L. 212-2-2 et L. 212-2-3 du code de l’environnement. Il anime et coordonne l’action des préfets des départements et des régions appartenant au bassin ; il préside la commission administrative de bassin. Il est assisté dans ces rôles par le délégué de bassin.
     


  • Prélèvement en eau

    Volumes d'eau consommés officiellement comptabilisés.
     


  • Produits phytosanitaires

    Produits destinés à l’entretien et la protection des végétaux cultivés ou à l’élimination des végétaux indésirables. Les produits phytosanitaires regroupent : - les insecticides (qui tuent les insectes), - les fongicides (qui éliminent les champignons), - les herbicides (qui désherbent), - les nématicides (qui tuent les nématodes comme les vers), - les rodenticides (utilisés pour se débarrasser des différents rongeurs tels que rats, souris, mulots, lérots, ...)


  • Puits artésien

    Un puits artésien est obtenu en perforant une couche de terre imperméable pour accéder à une nappe d'eau sous pression. Il est alimenté par l'eau qui circule dans les failles du roc ou par l'eau présente dans le gravier ou du sable sous une couche d'argile. Il est habituellement fiable et stable toute l'année pour ce qui est de la quantité d'eau. Il est moins vulnérable aux contaminations bactériennes que le puits de surface ou la prise d'eau dans une source.


  • Puits de surface

    Alimenté par l'eau qui circule à la surface du sol; il s'alimente directement de la nappe phréatique. Sa profondeur habituelle ne dépasse pas 5 à 8 mètres. Par extension, on appelle parfois «puits de surface» un réservoir ou un ouvrage de captage qui permet de recueillir l'eau d'une source ou d'un petit cours d'eau. De nombreux facteurs, tels que les types de sols en présence, le relief du terrain et surtout la façon dont le puits est construit, affectent la quantité et la qualité d'eau de ce type de puits. Quantité et qualité peuvent varier considérablement d'un endroit à l'autre.